pour lui, c’était la mémoire sous nos pieds et la responsabilité qui nous incombait. Il m’a appris à réparer la clôture avant même de m’apprendre à conduire. Il m’a appris à déchiffrer les ombres des nuages sur l’herbe, à identifier les pins à éclaircir, à reconnaître quand un ruisseau était trouble à cause d’une bêtise commise en amont.
Et il m’a appris à respecter les limites.
Le vieux muret de pierres empilées marquait notre limite sud. Il longeait la crête d’un pas tortueux et obstiné, suivant le cours du sol